Plateforme sanitaire et sociale n°3

PF2S 3 2015

 

 

 

Le numéro 3 de Plateforme sanitaire et sociale de Haute-Normandie de décembre 2015 est paru.

Focus sur la loi d'adaptation de la société au vieillissement

 

 

Au sommaire de ce numéro :

 

 

 

 

  • En région
    • Les jeunes à bas niveau de formation
    • 1re journée de la Plateforme
    • Benzodiazépines
    • Evrest en Haute-Normandie
    • Offre de soins de proximité à l'horizon 2022
    • Carsat : système d'information
  • Focus : Loi d'adaptation de la société au vieillissement
    • Édito, Emile Groult, Uriopss
    • Adapter la société... une priorité inscrite dans la loi
    • Des enjeux forts : anticipation, adaptation et accompagnement
    • Quels impacts pour les établissements ?
  • Actualités
    • Effets de la CMU sur le recours aux soins
    • Loi de modernisation de notre système de santé
    • Pacte territoire snté 2
    • L'ARS Normandie est (presque) née
  • Europe
    • Agenda numérique pour l'Europe
  • Lu pour vous
    • Rapport annuel de l'ONDPS
    • L'accès gratuit et confidentiel à la contraception pour les mineures
    • Rapport d'activité de la Drees, 2014
  • Doc
    • Pauvreté : les chiffres clés
  • Agenda

Téléchargez le numéro

Consultation des médecins

MédedinLe Conseil national de l’Ordre des médecins a fait réaliser une enquête par l'institut Elabe auprès de 35 000 mécecins et 4 000 usagers du système de santé qui confirmerait le profond malaise de la profession médicale.Si pour 89% des médecins, exercer leur profession constitue avant tout une vocation, 97 % estiment subir trop de contraintes réglementaires, économiques et administratives, qui empiètent sur leur temps médical, et 91 % estiment que leur mission de service public est mal reconnue.

En conséquence, 74 % se disent inquiets pour l’avenir de la profession, une inquiétude qui s’étend par ailleurs au système de santé dans son ensemble, et que leur patientèle partage : 82 % des médecins et 63 % des Français estiment que le système de santé se détériore ; 86 % des médecins et 69% des Français sont pessimistes quant à son avenir.

 

La nécessité de réformer le système... avec les médecins

Plus de huit médecins sur dix (83 %) ont le sentiment d’une dégradation du système de santé depuis une decennie, un constat que partagent 63 % des Français. En cause, le pilotage de la santé par les pouvoirs publics jugé insatisfaisant par 93 % des médecins, et le sentiment pour 53 % des Français que la santé n’est pas une priorité des pouvoirs publics.
Si médecins comme patients s’inquiètent d’un système en fin de cycle, c’est un net volontarisme des médecins qui se dégage de cette consultation : 95 % d’entre eux appellent à une réforme partagée du système de santé. 86% des Français font confiance aux médecins pour faire évoluer le système de santé dans l’intérêt des patients.

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La consultation
L'enquête a reposé sur une consultation en ligne ouverte pendant un mois et demi. Les médecins devaient répondre à un questionnaire détaillé sur le quotidien de leur exercice, leur perception du système de santé et leurs attentes pour demain. Ce dispositif a été complété d’un sondage réalisé en miroir auprès des patients. L’ensemble s’inscrit dans le cadre de la grande consultation pour l’avenir du système de santé lancée par l’Ordre en septembre dernier qui comprend également deux autres volets d’ampleur :

- une série de rencontres de proximité organisées dans seize régions ou inter-régions entre le 5 septembre et le 12 décembre 2015 ;

- une série de réunions, au siège du Conseil national, qui réunissent depuis septembre plus de cinquante structures et acteurs du monde de la santé.

 

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Administrateur de la donnée

Rapport administeur donnéeL’Administrateur général des données (AGD) a publié son premier rapport en janvier 2016 sur la gouvernance de la donnée, permettant de mesurer les progrès réalisés dans la qualité, la circulation et l’utilisation des données de l’État.

 

Le rapport analyse le rôle des données dans l’action publique. L’État produit des données depuis longtemps, notamment à travers des organismes, tels que l’Insee, l’Institut d’études démographiques (INED) ou l’Institut de l’information géographique et forestière (IGN). Il utilise aussi des données à tous les stades de l’action publique (diagnostic, programmation, mise en œuvre et évaluation, etc.). Avec le numérique, les datasciences peuvent assister l’administration dans la prise de décision, l’open data peut créer de la valeur économique, la production de données en mode collaboratif permet d’améliorer la qualité des données, etc. Néanmoins, selon l’AGD, l’État n’est pas encore prêt pour saisir tout le potentiel des données numériques.

 

L'Administrateur général met en évidence plusieurs blocages empêchant une exploitation efficace des données. Pour y remédier, il recommande notamment :

- d’ancrer la stratégie de la donnée sur des pratiques réelles, en partant des besoins des utilisateurs pour résoudre des problèmes concrets, mesurables, à l’image de ce qui a été fait pour Open fisca (développement de modèles de simulation) ou de France Connect (pour simplifier les relations de l’usager avec l’administration) ;
- de lancer, dès 2016, un projet de cartographie collaborative des données ouvert à toutes les administrations ;
- de mettre en place "de nouvelles règles d’audit des projets informatiques de l’État" et garantir l’accès de tous les ministères aux ressources leur permettant de tester concrètement le potentiel des datasciences ;
- de décloisonner les administrations et de faciliter les collaborations entre elles ;
- d’élaborer, en lien avec le Conseil d’État, une doctrine interministérielle relative aux secrets légaux (secret de la statistique, secret défense, secret médical…) et à la protection des données personnelles afin de faciliter les échanges de données entre les structures.

Par décret du 16 septembre 2014, l'Administrateur général des données a été institué. Il est placé sous l’autorité du Premier ministre, au sein du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP).

 

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Osis

logo osisLa direction générale de l’offre de soins (DGOS) met à disposition la nouvelle version de l’observatoire des systèmes d’information de santé (oSIS), outil qui permet de suivre l’informatisation des processus de soins et des processus de gestion des établissements de santé. L’oSIS a vocation à être mis à jour au fil de l’eau et permet à chaque établissement d’apprécier sa propre situation en matière de déploiement du système d’information (SIH) et de se situer par rapport à des établissements comparables (selon la catégorie, la région, etc.)

 

Les ARS disposeront de tableaux de bord précis et évolutifs de l’état de déploiement des SIH dans leur région, susceptible d’orienter les principaux axes d’une politique régionale de développement des systèmes d’information. Les établissements de santé seront à même d’apprécier leur propre situation en matière de déploiement du SIH et de se situer par rapport à des établissements comparables (selon la taille, la région, l’éditeur de logiciels…). Ces éléments pourront aider à l’identification des priorités de développement de leur SIH.

 

La nouvelle version propose une historisation en ligne des données des établissements a minima une fois par an selon le domaine et permet ainsi de mieux suivre les évolutions des Systèmes d’Information Hospitaliers. Les fonctionnalités proposées permettent à chacun des acteurs de suivre l’évolution des systèmes d’information en comparant en ligne des données sur plusieurs années, d’éditer une synthèse de son système d’information intégrant toutes les données de l’oSIS ou bien de comparer sa cartographie logicielle et les ressources engagées à des établissements de même nature.

L’oSIS est développé et maintenu par l’ATIH sous le pilotage de la DGOS.

La direction générale de l’offre de soins (DGOS), avec l’aide des chargés de mission systèmes d’information des ARS, réalise un suivi de l’état des lieux national sur les Systèmes d’information des Services d’Accueil d’Urgences (SAU).

 

L’informatisation des services d’accueil d’urgences dans les établissements de santé constitue en effet un objectif prioritaire.


La direction générale de l’offre de soins (DGOS), avec l’aide des chargés de mission systèmes d’information des ARS, réalise un suivi de la couverture fonctionnelle des établissements de santé.
Dans le cadre de l’élaboration du programme hôpital numérique, une analyse de la couverture fonctionnelle des établissements de santé a été effectuée sur les cinq domaines prioritaires du programme.

 

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Sida : voici les CeGIDD

VIH SidaLe 1er janvier 2016, les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par les virus de l’immunodéficience humaine, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD) sont nés. Ils remplacent les centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) et les centres d’Information, de dépistage et de diagnostic des Infections sexuellement transmissibles (CIDDIST).

Les CeGIDD reprennent les missions des CDAG-CIDDIST et les élargissent pour s’occuper plus complètement de la santé sexuelle :

  • dépistage gratuit du VIH, des hépatites virales et des IST. En cas de test positif au VIH ou aux hépatites, le CeGIDD orientera la personne vers le service de soins approprié.
    Les IST seront traitées gratuitement sur place, sauf pour les cas nécessitant une prise en charge plus spécialisée (complications ou chirurgie laser pour ôter des condylomes par exemple). Les tests pourront être anonymes ou nominatifs, au choix de l’usager. Si celui-ci choisit l’anonymat, il sera toujours possible de le lever par la suite, notamment en cas de traitement pour une IST. Bien entendu, comme toute structure de santé, le CeGIDD est soumis au secret médical ;
  • prescription, et éventuellement délivrance, de contraception et de contraception d’urgence (pilule du lendemain). Ce service est gratuit mais n’est pas anonyme ;
  • vaccination contre les hépatites A et B et contre le Papillomavirus responsable de cancers du col de l’utérus. Ce service est gratuit mais n’est pas anonyme ;
  • prise en charge et suivi médical des accidents d’exposition au VIH ou à l’hépatite B (par exemple : oubli ou rupture du préservatif, partage de matériel d’injection ou de sniff) : soit le CeGIDD assure directement cette prise en charge (qui n’était jusqu’alors possible que dans un service d’infectiologie ou aux Urgences), soit il accueille les personnes pour les informer, voire les rassurer, mais les oriente pour le traitement ;
  • consultation psychologique. Il ne s’agit pas d’offrir une psychothérapie mais au moins un premier accueil par un spécialiste des questions de sexualité en cas d’inquiétude importante, de difficultés liées à la sexualité ou au dépistage (tests à répétition, incapacité d’accepter un résultat négatif…). Certains CeGIDD auront même un sexologue ;
  • consultation sociale par une assistante sociale ;
  • distribution de matériel de prévention (préservatifs et gel en particulier).

Il y aura au moins un CeGIDD par département, ouvert au minimum quatre demi-journées par semaine et offrant dans toute la mesure du possible une consultation en fin de journée ou le samedi. Le CeGIDD pourra aussi ouvrir des antennes dans le département, mais celles-ci ne seront pas astreintes à un minimum horaire.
Dans la plupart des cas, le CeGIDD (ou ses antennes) prendra purement et simplement la place du CDAG-CIDDIST existant.

 

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