iStock 944251660 PFLe 6 décembre 2018, la Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France a intitulé sa journée annuelle Données et éthique.
Il s’agissait ainsi de s’interroger en quoi le règlement européen de protection des données (RGPD) en application depuis le 25 mai 2018 était venu contraindre le recueil, le traitement et la diffusion des données à caractère personnel. En introduction des débats, André Bouvet, directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, a souligné l’idée de donner du sens à l’utilisation de la donnée, de réfléchir sur le sens des pratiques en lien avec les valeurs, les principes et les repères juridiques. Nadia Rouache, directrice de la santé à la région Hauts-de-France, insiste sur le caractère incontournable de la dimension éthique du traitement des données à caractère personnel, dans une perspective d’amélioration de la vie des habitants, mais aussi dans celle de mieux armer les professionnels face aux défis actuels.

 

Il semble qu’en France, le RGPD est venu moins bouleverser les pratiques qu’on ne l’imagine. Dès 1978, avec la promulgation de la loi Informatique et Libertés et la création de la Cnil, la France avait déjà posé les bases d’un système protégeant les citoyens dans le traitement de leurs données personnelles et sécurisant l’hébergement de ces données dans les bases de données.

 

C’est d’ailleurs sur ces fondements, et sur la directive européenne 95/46/CE du 24 octobre 1995 que le RGPD a été construit par l’Union européenne. Si changement de paradigme il y a, c’est certainement dans le passage de « bonnes pratiques » à un règlement contraignant. Dans le passage aussi d’une Cnil accompagnant les institutions et autorisant le recueil et le traitement des données, à une Cnil jouant un rôle de contrôle bien plus important qu’auparavant, sanctionnant sévèrement, à l’occasion, les dérives, jusqu’à 2 % du chiffre d’affaires... Mais changement aussi dans le transfert et la justification de la mise en conformité aux responsables de traitement eux-mêmes.

 

Les Actes seront disponibles en avril sur le site internet pf2s.fr

 

 

Ailleurs sur PF2S

Éthique et données : une journée sous l'égide du RGPD

 

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 19 février 2019 analyse les comportements des Français face à l’alcool, tant sur la consommation que sur la perception et la réduction des risques.

 

Une consommation en 2017 équivalente à celle de 2013  Consommation alcool BEH février 2019

La consommation d'alcool reste parmi l'une des plus élevée au monde et la baisse régulière enregistrée depuis les années cinquante est aujourd'hui freinée. Elle est en 2017 équivalente à ce qu'elle était en 2013, soit  11,7 litres d'alcool pur par habitant de plus 15 ans. Les auteurs constatent une très grande hétérogénéité des modes de consommation, notamment selon l’âge et le sexe. 26 % des personnes âgées de 65 à 75 ans boivent de l'alcool pour 2,3 % des 18-24 ans et 10% des 18-75 ans déclarent ; les hommes consommant trois fois plus que les femmes. C'est chez les jeunes de 18-24 ans que s'observent à l'inverse les ivresses régulières pour 19,4 % d'entre eux en 2017 contre moins de 1 % des plus de 55 ans.

 

Enfin, 10% des 18-75 ans boivent à eux seuls 58 % du total de l’alcool consommé.

 

 

Un fardeau sanitaire majeur

L’impact sur la mortalité de l'alcool est très élevé et concernerait 7 % des décès, très au-delà de nombre de pays européens. Le nombre de décès attribuables à l'alcool est ainsi estimé à 41 000 en France en 2015, soit 30 000 chez l’homme et 11 000 chez la femme. La communauté internationale de santé publique s'en inquiète d'autant plus qu'il est désormais acquis que le rôle protecteur ou bénéfique de l'alcool est extrémement réduit et sans commune mesure avec ses effets délétères : boire de l’alcool quotidiennement, même en petite quantité, n’est pas sans risque pour la santé. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux verres par jour et deux jours d'abstinence par semaine

La réduction de la consommation d’alcool est donc à l'ordre du jour par une stratégie des réduction des risques. Santé publique France et l’Institut national du cancer (INCa) ont rendu public en mai 2017 un programme d'action. Sur la base de ce ratio « risque/plaisir », ils recommandent ainsi aux personnes choisissant de consommer de l’alcool de ne pas dépasser deux verres par jour avec au moins deux jours par semaine sans consommation. Cette tendance s'observe déjà dans la population française : le pourcentage de ceux qui consomment au moins un verre par jour est passé de 24 % en 1992 à 10 % en 2017. L’étude Aramis auprès des jeunes montre qu'ils développent aussi des stratégies d’auto-réduction de risques et de régulation solidaire : autolimitation (souvent autour de trois verres, système de régulation solidaire qui engage les plus sobres à réfréner les autres), fractionnement des doses (la première bière est bue en arrivant en soirée et la deuxième en fin de soirée) ; temporisation ("siroter" pour faire durer). Ces stratégies sont plus développées par les femmes que par les hommes. 

 

 

 

La loi sur la vente aux mineurs globalement non respectée  Respect vente alcool BEH 2019

Les mineurs ne sont pas en reste puisque 16,4 % des moins de 17 ans déclarent avoir connu trois alcoolisation ponctuelles importantes dans le mois précédant l’enquête Escapad. 91 % d'entre eux ont acheté des boissons alcoolisées en magasin, malgré l'interdiction légale qui, de fait, n'est pas respectée. Elle l'est d'autant moins que 77,5 % en ont consommé dans un débit de boisson.

 

 

En savoir +

Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire 2019;(5-6):88-9

L’État, l’agence régionale de santé (ARS) et la Région Hauts-de-France ont lancé la Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France ce 19 juin. Ce dispositif recense des indicateurs fiables et à jour sur la santé et la situation sociale, dans la région et à l’échelle infra-régionale. Son objectif : mieux éclairer les prises de décision dans l’élaboration des politiques publiques.

 

 

À la croisée de la santé et du social

Dispositif d’observation partenarial, la Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France met en œuvre des travaux dans les domaines croisés de la santé et de la cohésion sociale. Instance de veille, elle permet :
- d'améliorer la connaissance de l'évolution sociale et de l’état de santé des populations de la région,
- de mener des études thématiques selon les besoins dans les champs sanitaire, social, médico-social et de l’addictologie,
- de connaître l'évolution des institutions et des acteurs de la santé et de la cohésion sociale.

 

André Bouvet, directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), se félicite de cette initiative innovante centrée sur les personnes : « les données autour de leur santé et de leur situation sociale font l’originalité et la richesse de ses travaux ».

Monique Ryo, vice-présidente de la Région en charge de la santé souligne « le fruit de l’histoire de nos deux ex-régions, Picardie et Nord-Pas de Calais, un héritage ». À son niveau, la Région « mobilise la plateforme pour contribuer à l’identification des problématiques de santé sur les territoires ».

Selon Gwen Marqué, directeur adjoint à la direction de la stratégie et des territoires de l’ARS « la plateforme est un outil essentiel pour objectiver la situation dans les territoires et son évolution, des territoires qui dialoguent avec ceux de nos partenaires, pour que nos politiques puissent converger. ».

 

 

Des indicateurs au service des politiques publiques régionales

Tout l’intérêt de cette plateforme est de développer des outils de connaissance quantitatifs et qualitatifs afin d’orienter les politiques, mais aussi de les suivre et les évaluer. Elle permet ainsi l'émergence d'outils d’information partagés et non exclusifs comme :

- une base territoriale des indicateurs, consultable via internet, avec un accès restreint aux partenaires financeurs et membres contributeurs de données de la plateforme,
- la mise en ligne des publications réalisées par la plateforme,
- la réalisation d’une journée régionale d’étude et de partage d’information,
- la rédaction d’une lettre d’information électronique trimestrielle,
- l’organisation et l’animation d’un club régional de l’observation associant plus largement les observatoires et autres dispositifs et démarches d’observation de la région Hauts-de-France afin d’assurer des synergies et dynamiques intégrées dans les différentes actions et projets entrepris par la Plateforme.

Dans un souci permanent de mieux décrire la situation sanitaire et sociale de la région, des groupes de travail thématiques seront installés à partir de l’automne pour élaborer de nouveaux indicateurs et des indicateurs synthétiques.

Un site internet ouvert : http://pf2s.fr/

La « Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France » résulte de l’union des plateformes des deux anciennes régions : la Plateforme sanitaire et sociale de Picardie, et l’Observation sociale 59/62. Fondée par les principaux pourvoyeurs de données, la plateforme a vocation à s’ouvrir à tous types d’acteurs, notamment aux utilisateurs de données, dont les médias. Un espace open data permet à tout le monde de suivre en temps réel l’évolution de l’état de santé de la population des Hauts-de-France, en comparaison avec les autres régions et le niveau national. À partir d’une interface simple, les indicateurs essentiels sont disponibles sous forme de tableaux et de cartes, et exportables sous différents formats informatiques.

Un film de présentation de la plateforme est aussi disponible ici :

 

Video pf2s

 

 

 

 

 

 

 

 

Les partenaires

- Préfet de la région
- Agence régionale de santé (ARS)
- Région Hauts-de-France
- Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS)
- Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal)
- Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte)
- Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)
- Conseil départemental de l'Aisne
- Conseil départemental du Nord
- Conseil départemental de l'Oise
- Conseil départemental du Pas-de-Calais
- Conseil départemental de la Somme
- Caisses d’allocations familiales (Caf) Hauts-de-France
- Mutualité sociale agricole (MSA) du Nord – Pas-de-Calais
- Mutualité sociale agricole (MSA) de la Picardie
- Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) Nord-Picardie
- Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) Hauts-de-France
- Conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA) Hauts-de-France

Les animateurs

- Observatoire régional de la santé et du social (OR2S)
- Université catholique de Lille (Anthropo-Lab)

 Signature Monique Rio RégionJPG Signature Gwen Marqué ARSJPG  Signature André Bouvet DRJSCSJPG 

 

Signature Monique Ryo

Région                          

 

 Signature Gwen Marqué

ARS                         

 

Signature André Bouvet

DRJSCS

 

 

 Signature Elisabeth Lewandowsi OR2S   Signature Nicolas Vaillant université catholique Lille 

 Signature Elisabeth Lewandowski

OR2S                         

                        

 

Signature Nicolas Vaillant

université catholique de Lille

 

                       

 

 Signature Alain Bouillot MSA 59JPG  Signature Philippe Devarieux MSA PicardieJPG  Signature Jean Pierre Canarelli

Signature Alain Bouillot,

MSA 59/62                        

 

Signature Philippe Devarieux,

MSA Picardie    

 

 

Signature Jean-Pierre Canarelli

CRSA

   

            e

 

 

                         

    , 

  

En savoir+

 

Film de présentation de la Plateforme

Les partenaires de la Plateforme

La Charte de partenariat

 

 

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