Siilab cartographieAujourd’hui, près de 1 400 lieux ou services sont recensés dans la région pour orienter les personnes selon leur besoin (libre accès à un ordinateur connecté ; initiation - formation à l’informatique et/ou accompagnement dans les démarches administratives en ligne). Cette cartographie est collaborative. Ainsi, les acteurs de la médiation numérique peuvent directement mettre en ligne leurs informations et les modifier (adresses, horaires, services...).

 

Les fonctionnalités de la cartographie évoluent aussi pour connaître plus finement les territoires et faciliter le pilotage des politiques d’inclusion numérique. Si la fonctionnalité première vise à permettre aux accompagnants (professionnels, bénévoles ou proches) d’orienter les personnes vers un lieu de ressources numériques en fonction de leur(s) besoin(s), d'autres sont destinées à faciliter le pilotage des politiques d’inclusion numérique grâce à une connaissance fine des territoires en Hauts-de-France. Ont ainsi été intégrés sur la cartographie :

- un découpage EPCI / arrondissements ;
- un zonage spécifique pour le bassin minier ;
- un zonage spécifique pour le territoire Sambre-Avesnois-Thiérache ;
- un zonage des quartiers prioritaires de la ville (QPV) ;
- un zonage pour les degrés de ruralité.

 

Pour améliorer l’accessibilité des lieux de médiation numérique aux personnes en situation de handicap, le SIILAB souhaite rendre visible sur la cartographie l’accessibilité des lieux via un système de pictogrammes en partenariat avec Pictoacess.

 

 

Une actualisation en continu

 

En partenariat avec l’Université de Lille, le SIILAB travaille de nouveau avec des étudiants en master d’aménagement d’urbanisme et du territoire. L'objectif est d'identifier plus finement l’offre de services des lieux de médiation numérique en lien avec le référentiel national Agir pour l'inclusion numérique (APTIC). Les acteurs de la médiation numérique seront prochainement contactés par les étudiants pour mieux identifier leur offre de services, et pour éventuellement s'engager dans une démarche de labélisation APTIC. À terme, la cartographie identifiera les lieux labélisés APTIC et les bulles d’information préciseront plus finement l’offre de service des lieux de médiation numérique, qu’ils soient ou non labélisés Aptic.

 

 

Aussi sur PF2S

La cartographie du SIILAB des lieux de ressources numériques Hauts-de-France

Numérique : trois études en Hauts-de-France

 

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Accéder à la cartographie interactive

Référentiel national Aptic

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24 rapport Abbe Pierre mal logement couvLa 24e édition du rapport annuel sur L’État du Mal-logement publié par la Fondation Abbé Pierre livre une nouvelle description de la crise du logement. Plus d'un cinquième de la population est concerné par un problème de logement dans notre pays : quatre millions de personnes sont mal logées ou privées de domicile, 12 millions ont vu leur situation fragilisée par la crise du logement. 

 

Les auteurs du rapport estiment à près de 15 millions le nombre de personnes touchées, à un titre ou à un autre, par la crise du logement, quelles soient mal logées ou fragilisées par rapport au logement (surpeuplement, impayés de loyers, copropriétés en difficulté, précarité énergétique...)

 

 

 

Part du coût du logement dans le revenu disponible 

par type de ménage et niveau de revenus (2e rapport Fondation Abbé Pierre)

24e Rapprot fondation abbe Pierre part cout logement

 

Le rapport pointe spécifiquement le rapport au logement des personnes sortant de trois institutions : aide sociale à l’enfance, prison et hôpital psychiatrique. Il s'inquiète du manque d'accompagnement et de solution face au logement lorsque les personnes, particulièrement vulnérables, sortent de ces institutions, ce qui aggrave l'état de ces personnes et les conduisent parfois « aux portes de la rue ».

 

 

Face au sans-abrisme, le rapport de la Fondation Abbé-Pierre revient sur les expérimentations mises en œuvrent depuis plusieurs années, dont celle "Logement d'abord", qui fait l'objet désormais d'un plan gouvernemental. Il rappelle que ce dispositif qui orientent directement les personnes sans domicile vers un logement autonome, est des plus efficaces et des plus dignes pour les personnes. Vingt-trois territoires le mettent en oeuvre de manière accélérée, malgré la décroissance des financements publics subies pour la politique du logement.

 

 

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24e rapport sur état du mal-logement

 

Escalier ISSLa région des Hauts-de-France connaît depuis plusieurs décennies une transfor-mation de son tissu productif qui pose des enjeux majeurs afin de concilier mutation économique et progrès social. Les Hauts-de-France sont ainsi marqués par des inégalités de développement humain et de capacités. Ces inégalités, que l’on peut appeler dynamiques, sont dotées d’une forte inertie et de reproduction susceptibles de séparer durablement les habitants des territoires. Là où les difficultés économiques ont été les plus marquées, des territoires ont pu connaitre un réel décrochage, avec de moindres perspectives de progrès social pour les habitants.

Si une montée en niveau des qualifications est observée, un déterminisme social continue néanmoins à creuser les inégalités : les Hauts-de-France se caractérisent par une moindre mobilité intergénérationnelle qu’à l’échelle nationale, quelles que soient les catégories sociales et les diplômes. Ce constat est alarmant pour plusieurs raisons.

 

 

Mobilité intergénérationnelle Insee

 

Source du graphique : La mobilité sociale en Hauts-de-France, Researchgate, octobre 2018. 

Calcul à partir des enquêtes Formations, qualifications professionnelles (2003, 2014-2015, Insee). 

Population active âgée de 35 à 60 ans ; individus nés et résidant en France/Hauts-deFrance.

Professions supérieures : cadres et professions intellectue les supérieures, artisans, commerçants et chefs d’entreprise.

Professions d’exécutants : ouvriers et employés 

 


Concrètement, cela signifie que les enfants des classes populaires accèdent difficilement aux classes moyennes et les enfants des classes moyennes aux niveaux supérieurs, et ce dans un contexte national où la mobilité sociale est déjà limitée et en régression (Ben-Halima et al., 2014).
Or, les inégalités sociales déterminent les inégalités d’éducation, donc les inégalités de revenu. Elles ont de plus un effet cumulatif. On les retrouve tout au long du cycle de vie avec pour les classes populaires un risque-chômage plus élevé, des conditions de vie médiocres, un accès aux soins limité et un mauvais état de santé. L’accès à la formation continue est également plus restreint et le niveau de vie à la retraite beaucoup plus faible. Ces inégalités se transmettent aux générations suivantes.


En outre, de nombreuses études ont montré que le milieu social influençait la réussite scolaire : ceci est particulièrement vrai pour la France. Suivant les résultats de l’enquête PISA 2015, et en se fondant sur le rapport des performances (sciences) des élèves issus des catégories (quartiles) socio-économiques supérieures et inférieures, la France apparaît comme le pays de l’OCDE le plus inégalitaire pour les résultats éducatifs à l’âge de 15 ans. De plus, à l’inverse de la plupart des pays, l’inégalité éducative n’a cessé de s’accroître depuis 2003.


L’analyse de la mobilité sociale apparait ainsi comme un outil essentiel dans l’évaluation de la bonne santé sociale et économique d’un territoire. Le cumul et la persistance d’indicateurs socioéconomiques dégradés, ainsi que l’existence d’importantes inégalités sociales et économiques peuvent potentiellement s’expliquer par un phénomène de reproduction intergénérationnelle important, que l’on appelle déterminisme social.


L’analyse de la mobilité sociale intergénérationnelle de la région, réalisée par Nathalie Chusseau, économiste et professeure à l’université de Lille et Valentine Schmitz, doctorante en sciences économiques, a mis en évidence :
- un différentiel région-France important pour la position sociale, malgré une tendance à la hausse de la mobilité sociale en France et en Hauts-de-France ces dernières décennies ;
- cette mobilité intergénérationnelle de position sociale est descendante dans la région (mobilité régionale orientée négative, nulle au niveau national) ;
- un différentiel persistant entre la région et la France pour le niveau d’éducation (part des peu ou pas diplômés plus forte, part des diplômés du supérieur plus faible) couplé à une mobilité sociale intergénérationnelle éducative plus faible.
Ce fort déterminisme social a donc des conséquences sur la réussite scolaire et l’égalité des chances, la répartition des revenus et des richesses, mais aussi sur l’état de santé des individus, leurs conditions de vie comme actifs ou retraités, et leur accès à l’emploi. Il met par ailleurs en péril la cohésion sociale en renforçant le sentiment de défiance à l’égard des autres et de la société.

 

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La mobilité sociale en Hauts-de-France, Researchgate, octobre 2018

Repères Hauts-de-France n°11, La mobilité sociale en Hauts-de-France (à paraître)

logo HumaniciteLes Ateliers Humanicité créés en 2013 par l’Institut catholique de Lille (ICL) ont en charge d’animer et de soutenir la démarche Living Lab conduite à l’échelle du quartier Humanicité (à cheval sur Lomme et Capinghem), avec et par ses acteurs.

 

Leurs missions principales sont de soutenir des communautés d’acteurs, dont les habitants, dans leurs projets collectifs visant le bien-vivre ensemble à l’échelle du quartier, de créer des passerelles entre ces communautés et l’université (enseignants, chercheurs et étudiants), de partager leurs connaissances et savoir-faire par le biais d’actions de formation auprès de professionnels et d’étudiants et de participer aux projets de recherche en lien avec les fondamentaux de la démarche Living Lab.

 

Livin lab

 

Cette démarche porte ses fruits. Par exemple un collectif d’habitants s’est appuyé sur des outils d’intelligence collective pour co-concevoir un projet de jardin partagé pour le quartier ; un diagnostic et des recommandations pour l’amélioration de l’accessibilité des établissements et espaces publics du quartier a été mené par des étudiants...

 

Julien Salingue, Anthropo-Lab

 

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Les projets du Living Lab

Les Ateliers Humanicités

Nord plan pauvrete gouraultlecerf. philippe houzeL’État et le département du Nord ont signé le 18 décembre 2018 la première convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi.

 

Le premier département à signer

 

Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre des solidarités et de la santé et Jean-René Lecerf, président du conseil départemental du Nord, ont signé le mardi 18 décembre la première convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi. Cette signature marque le coup d’envoi de la contractualisation entre l’État et les départements, pilier de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté portée par le Gouvernement. Ce plan de lutte contre la pauvreté sera notamment déployé dans la Sambre-Avesnois ainsi que dans le Bassin minier, donnant ainsi corps au Pacte de développement du territoire de Sambre-Avesnois-Thiérache signé en novembre 2018 avec le gouvernement.

 

Insertion, parentalité, aide sociale à l'enfance parmi les axes prioritaires pour 8,1 millions d'euros


Le Nord est le premier département à entrer dans la contractualisation avec l'État. Elle porte sur cinq actions « socle » obligatoires et sept actions à l’initiative du département pour un total de 8,1 M€, financé à parts égales. Le département bénéficiera ainsi d’un soutien prévisionnel de plus 4,2 M€ en 2019, avec une évolution progressive prévue pour 2020 et 2021. Ce soutien se fait en plus des 3,8M€ accordés au département au titre du fonds d’appui aux politiques d’insertion. 

 

La partie  socle ( 5,3 M€ ) comprend des actions qui entendent :
• prévenir les sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ;
• mettre en place des maraudes mixtes État/ASE ;
• optimiser le premier accueil inconditionnel de proximité ;
• mettre en place des référents de parcours ;
• nouvelle stratégie pour le revenu social d’activité : appui au processus d’orientation et appel d’offre garantie d’activité.

 

Le département a ainsi comme objectif en matière d’insertion de passer sous le seuil des 100 000 foyers allocataires du RSA dès la fin de l’année 2019 contre environ 110 000 aujourd’hui. Du personnel départemental sera recruté et formé pour accompagner de façon renforcée durant trois mois, et au plus près de leurs besoins, les allocataires du RSA, dans le cadre du dispositif  "Coach emploi".

 

Les autres mesures co-financées sont à l’initiative du département (2,9 M€). Le département a ainsi retenu sept actions qui répondent à ses besoins spécifiques :
- ouvrir huit maisons des parents (soutien à la parentalité) ;
- développer la prévention par la PMI en allégeant les tâches techniques confiées aux services de PMI ;
- proposer à chaque jeune majeur issu de l’aide sociale à l’enfance (ASE) une mesure d’accompagnement dans et vers le logement ;
- renforcer l’intervention de la prévention spécialisée dans les collèges du sud du département pour éviter le décrochage scolaire par la création de 30 postes d'acteurs de liaison sociale en environnement scolaire (Alses) ;
- créer 3 équipes mobiles et 3 lieux de vie dédiés à la prise en charge des situations complexes d’enfants de l’ASE ;
- renforcer la coordination de l’action sociale et l’animation territoriale en s’appuyant sur les groupes sociaux éducatifs ;
- accompagner et former des bénévoles des espaces de vie social (EVS).


Le 20 décembre, le Bas-Rhin a signé une telle convention pour un soutien de plus de 1 M€.

 

 

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Dossier sur le site du ministère

Conseil départemental du Nord

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