Les accords de Ségur ont été signés le 13 juillet 2020 suite à l'épidémie de la Covid-19. Ils sont l'aboutissement de 50 jours de travaux et de la consultation de plus de 118 000 professionnels, soit lors de réunions bilatérales ou territorials, soit par consultation en ligne.

Les travaux animé par Nicole Notat ont permis à Olivier Veran, ministre de la santé, de retenir trente-trois mesures et orientations de son rapport pour poursuivre la modernisation du système de santé en France et d’améliorer le quotidien des soignants ainsi que la prise en charge des patients.

Deux accords ont été signés, l'un pour les professions non médicales, l'autre pour les personnels médicaux de l'hôpital public. Une enveloppe de 8,2 milliards annuels d'euros est consacrée à la revalorisation des métiers des établissements de santé et des Ehpad (7,6 milliards) et à l’attractivité de l’hôpital public (450 millions).

 

 

Principales conclusions du Ségur de la santé

  1. - 19 milliards d’euros d’investissement dans le système de santé pour améliorer la prise en charge des patients et le quotidien des soignants.
  2. - 8,2 milliards d’euros par an pour revaloriser les métiers des établissements de santé et des EHPAD, et reconnaître l’engagement des soignants au service de la santé des Français.
  3. - 15 000 recrutements à l’hôpital public.
  4. - Accélérer la sortie du "tout T2A" (tarification à l’acte) et privilégier la qualité des soins.
  5. - Financer l’ouverture ou la réouverture de 4000 lits « à la demande ».
  6. - Mettre fin au mercenariat de l’intérim médical à l’hôpital public.
  7. - Redonner toute sa place au service hospitalier au sein des établissements de santé.
  8. - Former plus de soignants dans les filières paramédicales pour mieux prendre en charge les patients.
  9. - Faciliter l’accès aux soins non-programmés et à l’exercice coordonné.
  10. - Développer fortement la télésanté en s’appuyant sur les acquis de la crise pour mieux soigner les Français.
  11. - Donner aux territoires les principaux leviers de l’investissement en santé dans l’intérêt de leurs habitants.
  12. - Combattre les inégalités de santé.

 

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Dossier de presse Ségur de la santé

Rapport de Nicole Notat

Logo INSEE 1.1 CMJN Hauts de FranceÀ partir des données de l’état civil, l’Insee a dressé un état des lieux de la mortalité dans la région entre mars et mai 2020.

L’échelle des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), c’est-à-dire communautés de communes, d’agglomération, urbaines ou encore métropoles, a été celle dont s’est servi l’Insee pour calculer la mortalité en Hauts-de-France ainsi que son évolution par rapport à la mortalité moyenne 2018-2019 à la même période. Le nombre de décès recensés tient compte de l’ensemble des décès survenus entre le 2 mars et le 10 mai quelle qu’en soit la cause. L’état civil ne prend pas en compte les décès cause par cause, ce qui est compilé par le CepiDc (Inserm).

 

 

La cinquième région à plus forte mortalité

Ce sont 17 % de décès supplémentaires qui ont été enregistrés en 2020 par rapport à 2018-2019. Les Hauts-de-France sont ainsi la cinquième région à plus forte surmortalité derrière Bourgogne-Franche-Comté (+18 %), Mayotte (+38 %), Grand-Est (+42 %) et Île-de-France (+75 %).


Au niveau des EPCI, la situation est cependant très hétérogène. Les EPCI de l’ex-Picardie ont été les plus concernées par la hausse de la mortalité du printemps 2020, principalement l’Aisne et l’Oise.
La plus haute augmentation régionale de la mortalité se situe dans la communauté du Pays de la Serre (+ 143 %), dans le nord du département de l’Aisne, au sud de la Thiérache et de l’Avesnois, où les décès survenus en maisons de retraite ont été multiplié par 15.

 

Le sud de l'Oise particulièrement touché
Les EPCI du sud de l’Oise ont enregistré de fortes hausses de mortalité, là-même où les premiers clusters sont apparus en France. On citera les communautés de communes des Lisières de l’Oise et du Pays de Valois où l’on compte deux fois plus de décès qu’en 2018-2019 (resp. + 138 %, + 103 %) avec les communes de Crépy-en-Valois, Vaumoise et Lagny-le-sec. Dans une moindre mesure, la mortalité a aussi augmenté dans la communauté d'agglomération voisine de Creil Sud Oise (+ 88 %). Enfin, deux EPCI de la Somme ont connu des taux de mortalité élevés, bien que de moindre ampleur : la communauté de communes Nièvre-Somme (+ 79 %) et Territoire Nord-Picardie (+65 %).

 

Mortalité EPCI Insee 2020

 

En revanche, dans quelques EPCI de la région, la mortalité a été moindre qu'en 2018-2019 à la même période. Ils se situent principalement au nord-est en Sambre-Avesnois-Thiérache (communautés de communes du pays de Mormal, Maubeuge Val de Sambre, Nord-Avesnois, Pays des Trois-Rivières) dans l'arrière-pays du littoral (communautés de communes de Desvres-Amer, Pays d'Opale, pays de Lumbres et Haut-Pays de Montreuillois) ainsi que dans une large zone dont Arras serait l’épicentre (dans la Somme, communautés de communes du Pays du Coquelicot, de la Haute-Somme, dans le Pas-de-Calais Campagne de l'Artois, Osartis-Marquion, et dans le Nord, Cœur d'Ostrovent, communautés d’agglomération du Douaisis et de Lens-Liévin).

 

Une hausse de la mortalité dans 40 % des communes de la région

Au cours de la période, une hausse de la mortalité a été mesurée dans 40 % des communes de la région, en particulier dans la partie picarde. Le nombre de décès a ainsi augmenté de 51 % dans l’Oise, de 35 % dans l’Aisne, 22 % dans la Somme et le Nord et de 7 % dans l’Aisne.

Carte Hausse des décès EPCI 2020.jpg

 

 

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Mortalité dans les EPCI

6e rapport plan cancer

2019 a marqué la fin du 3e plan cancer avec un taux de réalisation de 90 %.

L'Institut national du cancer a présenté au Président de la République le sixième et dernier rapport du Plan cancer 2014-2019. Ses auteurs indiquent une baisse historique du tabagisme avec 1,6 million de fumeurs de moins grâce à l’augmentation du prix du tabac ou encore l’introduction du paquet neutre. Ils se félicitent aussi du lancement du nouveau programme de dépistage organisé du cancer du col de l'utérus et une couverture vaccinale passant de 17 % à 85 %. L'INCa soutient aussi vingt-huit plateformes permettant aux soignants et patients un accès à l’ensemble des tests indispensables pour définir les meilleurs stratégies thérapeutiques.

 

Sélection actions cancer 2019

 

Quatre projets phares
L’INCa a par ailleurs soutenu quatre projets pour améliorer le parcours de santé des personnes en situation de handicap face aux cancers à partir d’interventions probantes ou prometteuses et dont la transférabilité est acquise.

 

 

 

En région Hauts-de-France
Le plan cancer s'est aussi déroulé en région. En Hauts-de-France, l'ARS, par exemple, a lancé un appel à projets pour la labellisation de filières dont l'objectif est de structurer des filières gériatriques de territoire graduées et pluridisciplinaire. Concernant l'amélioration des délais d'accès aux examens, l'ARS a mené une étude pour objectiver les retards au diagnostic et les ruptures dans la chaîne de soins de plusieurs localisation de cancer et harmoniser les pratiques entre établissements. L'ARS a créé une plateforme destinée à recenser et labelliser les structures proposant une offre d'activité physique adaptée.

 

Image : Sélection actions cancer 2019.jpg

 

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6e rapport 

Sélection d’actions 

 

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Cancer : évolution entre 1990 et 2018

logo ECDCLa pandémie de Covid-19 n’est pas, loin s’en faut, la seule épidémie sous surveillance. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) édite un atlas de surveillance des maladies infectieuses depuis 2007.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) est une agence de l’Union Européenne visant à renforcer les défenses de l’Europe et des États membres contre les maladies infectieuses. Ses principales fonctions couvrent un large éventail d’activités : surveillance, renseignement sur les épidémies, réaction, conseils scientifiques, microbiologie, préparation, formation en santé publique, relations internationales, communication en matière de santé. Il publie la revue scientifique Eurosurveillance.


Les programmes de lutte contre les maladies de l’ECDC couvrent la résistance antimicrobienne et les infections associées aux soins de santé ; les maladies émergentes et à transmission vectorielle ; les maladies et zoonoses d’origine alimentaire et hydrique ; le VIH, les infections sexuellement transmissibles et l’hépatite virale ; la grippe et d’autres virus respiratoires ; la tuberculose ; et les maladies évitables par la vaccination.

 

Un Atlas interactif
L’Atlas interactif de surveillance des maladies (http://atlas.ecdc.europa.eu/public/index.aspx) permet de suivre l’évolution entre 2005 et 2018 de toutes les maladies transmissibles présentes sur le territoire de l’Union, soit quatre-vingt environ. Pour la grippe, la surveillance est hebdomadaire et concerne l’hiver 2020 (cf. carte ci-dessus). Elle est notamment basée sur les réseaux sentinelle des États membres.

 

Atlas ECDC

 

Dans le cadre de la Covid-19, l’ECDC publie quotidiennement une mise à jour des dernières données mondiales disponibles sur le nombre de cas par pays. Pour la France, les trois premiers cas recensés sont datés du 25 janvier 2020.

 

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ECDC

Atlas de surveillance

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La plateforme sanitaire et sociale dresse le bilan de son activité 2019 et les perspectives pour 2020.

 

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