Groupe santé social dans la Somme

À partir d’indicateurs sanitaires et sociaux défavorables, et pour lutter contre les inégalités sociales de santé, deux groupes santé social ont été créés dans la Somme

 

Dans le but de réduire les inégalités sociales de santé des trois départements de l’ex-région Picardie, l’agence régionale de santé et la direction départementale de la cohésion sociale se sont engagées depuis 2012 pour créer des outils et dispositifs facilitant l’accès aux droits et aux soins

Dans la Somme, deux groupes santé social ont été mis en place (Amiens en 2012 et Abbeville en 2016) co-animés par l'ARS et la DDCS. Ils sont composés de représentants des structures d'accueil et d’hébergement, des PASS, d’associations, des structures d'addictologie, la CPAM, Le CD, les CCAS, l'EMPPASS, les coordonnateurs CLS.

 

Cette approche croisée du sanitaire et du social permet de fédérer les acteurs, de décloisonner les champs d'intervention de chacun et d'améliorer les prises en charges des personnes en difficultés en intégrant les notions de : " parcours de l'usager ; aller vers; le continuum sois/ prévention/ médico-social.

Les travaux engagés par ces groupes s'articulent autour des objectifs du PRAS et du Plan de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale.

 

Les travaux du groupe santé d'Amiens
- Elaboration d'une charte partenariale entre les structures d'accueil et d'hébergement, le centre hospitalier Pinel, le CHU d'Amiens et le centre hospitalier d'Abbeville avec pour objectif principal d'engager les acteurs du sanitaire et du social dans une démarche de qualité de la prise en charge de l'usager et favoriser les liens de coordination entre les hôpitaux et les structures d'hébergement ;
- Elaboration de tableaux synoptiques avec les coordonnées des différentes structures pour faciliter la communication entre les professionnels et optimiser la prise en charge des résidents et patients ;
- Signatures de conventions entre la Cpam et les acteurs opérationnels : permanences d’accès aux soins de santé (Pass), centres hospitaliers et structures d’accueil, d’hébergement et d’insertion (AHI).et également entre les structures d'accueil et d'hébergement et les structures d'addictologie ;
- Formations communes (alcoologie sociale) ;
- Veille documentaire

 

Le groupe santé social d'Abbeville

Le groupe santé social d'Abbeville a été initié en 2016 dans un contexte de création de places d'accueil et d'hébergement sur ce territoire (UDAUS, Coallia, Aprémis) et mise en place d'un Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) avec pour objectifs de permettre à ces nouveaux acteurs de se connaître et de formaliser un partenariat.
Les premiers travaux engagés consistent à la mise en place du réseau de ces acteurs pour faciliter le parcours de soins et d'accès aux droits pour les usagers abbevillois (traçabilité d'orientations et d'accompagnements des usagers entre les structures partenaires et la PASS; signature de conventions...)

Le modèle des groupes de la Somme a été reproduit dans l'Aisne et l'Oise et adapté aux spécificités territoriales

 

Formaliser la coordination entre les acteurs

Des conventions ont aussi été élaborées par le pôle CMU de la Cpam de la Somme, signées avec :
- les Pass généralistes des centres hospitaliers d’Abbeville et d’Amiens et la Pass psychiatrique de l’hôpital d’Amiens, entre 2013 et 2015 ;
- les structures d’hébergement d’urgence et d’insertion : Coallia, Apremis, Udaus en 2014, CHRS APAP, CHRS Avenir, Agena en 2015 ;
- les CCAS de Fressenville et de Péronne (2013), d’Amiens, d’Abbeville, du Crotoy, de Mers-les-Bains, de Saint-Valery-sur-Somme (2014), et de Ham, Eppeville, et Chaulnes (2015). Ces conventions sont issues des accords nationaux entre la Cnamts et l’UNCCAS signés en avril 2013.
Intégrées dans le projet régional de santé de l’ARS de Picardie, toutes ces actions ont fait l’objet d’une évaluation intermédiaire en 2015.

 

Conventionner avec les acteurs

Il en ressort la satisfaction des opérateurs de terrain. Ils considèrent en effet que le groupe santé social Somme( Amiens) améliore la coordination entre eux sur l’accès aux droits et aux soins. Acteurs opérationnels et institutionnels ont aussi la volonté d’évoluer vers une coordination formalisée qui pourrait s’inscrire dans une charte santé-social. Enfin, les acteurs de terrain estiment que les conventions avec la Cpam favorisent leur propre information et facilitent l’accès aux droits des personnes en situation de précarité
De son côté, la caisse primaire d’assurance maladie de la Somme a aussi la volonté d’étendre le principe de ces conventions à d’autres acteurs du social : accueil, hébergement, insertion, et du sanitaire : Pass du centre hospitalier de Péronne, et les centres hospitaliers en général. Une évaluation de résultats de ces conventions est aussi envisagée.


Enfin, le lancement des groupes santé social de l’Oise et de l’Aisne s’est fait en présence de nombreux acteurs, signe d’une attente forte sur le terrain de ces modalités de travail et de conventionnement. 

 

 

Élodie Dupuis DDCS80
Henriette Noël ARS Hauts-de-France

Journée de la Plateforme sanitaire et sociale 2016

non recours Amiens

La question du non-recours aux droits, aux soins, à la prévention comme aux services en général, est une préoccupation contemporaine, à la fois de l’évaluation des politiques publiques - savoir ce que l’on fait - et de l’émergence du souci de l’équité et de la démocratie sanitaire. Les réponses institutionnelles obéissent à des logiques tant sociales qu’économiques pour ajuster politiques publiques et dispositifs, les rendre visibles ou lisibles, tout autant qu’elles peuvent aussi  les remettent en cause par leur manque d’intérêt pour les populations elles-mêmes.

 

La Plateforme sanitaire et sociale de Picardie a organisé à Saint-Quentin en 2015, une première journée sur le non-recours. Elle avait pour but d’investiguer largement ce qu’était le non-recours à partir des définitions de l’Odénore, observatoire du non-recours.

 

À sa suite, la journée de 2016 affinera la réflexion sur le non-recours autour de trois axes : 

les dispositifs de recherche et d’observation permettant de mesurer et connaître le situations de non-recours ;

•les politiques publiques et les dispositifs permettant de faciliter le recours aux droits et aux services ;

les actions concrètes mises en place sur le terrain pour aider les populations à recouvrer leurs droits.

 

En introduction de la journée, Jean-François Kryzaniak, membre du comité consultatif des personnes accueillies et accompagnées, témoignera de son parcours et de ses actions.

 

 

S'inscrire à la journée 

 

Suicide au États-unis

logo CDCEntre 1999 et 2014, le taux de suicide a augmenté de 24 % aux Etats-Unis, selon une étude des Centers for Disease Control and Prevention (CDC). En 2014, 42 773 personnes ont mis fin à leurs jours, contre 29 199 en 1999. On compte désormais 13 suicides pour 100 000 habitants, le chiffre le plus élevé depuis 1986.

Le suicide touche toutes les tranches d’âge, excepté les 75 ans et plus. Même s’il reste bas, le nombre de suicides chez les filles de 10 à 14 ans a triplé entre 1999 et 2014, passant de 50 à 150.Chez les 45-64 ans, la hausse est de 63 % pour les femmes, et de 43 % pour les hommes. 

La hausse des suicides est plus importante touche les Amérindiens : + 89 % chez les femmes, + 38 % chez les hommes. Mais chez les femmes blanches de 50 à 64 ans, la croissance est de 80 %.

Pour les auteurs de l'étude, cette forte hausse est la conséquence de plusieurs facteurs, parmi lesquels une récession economique majeure, une croissance des taux de maladies mentales, la consommation de stupéfiants et la vente libre des armes à feu. 

 

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La santé urbaine

Un nouveau rapport de l'OMS, La santé dans les villes, s'intéresse à la santé dans le monde urbain. Il actualise le rapport commun de 2010 entre l'OMS et l'ONU (Habitat) La face cachée des villes : mettre à jour et vaincre les inégalités en milieu urbain en proposant les dernières données sur les inégalités en matière de santé en milieu urbain, ainsi que leurs déterminants sociaux, économiques et environnementaux. Il propose fait une synthèse systématique des données pour diverses actions intersectorielles et les impacts sur la santé qu’ont certains problèmes comme les maladies non transmissibles, les maladies infectieuses, les urgences sanitaires, la nutrition, l’hygiène du milieu (pollution de l’air, eau et assainissement), le transport, le logement, l’énergie et la sécurité. Dans le cadre des Objectifs pour le développement durable (ODD), il rappelle la nécessité de renforcer la gouvernance et le leadership pour obtenir des résultats, notamment pour parvenir à la couverture sanitaire universelle, et pour atteindre un certain nombre de cibles des ODD. 


Environ 3,7 milliards de personnes vivent dans les villes, un autre milliard s’y rajoutera d’ici 2030. Cette croissance intervenant pour 90 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le rapport met donc l’accent sur les inégalités sanitaires et sur les populations vulnérables, en particulier la population de près d’un milliard de personnes vivant dans des bidonvilles ou dans des zones d’établissement spontané et qui, selon les projections, devrait doubler d’ici 2050. La moitié seulement des ménages dans les zones urbaines de 91 pays ayant des données comparables bénéficient de l’eau courante à domicile, les 20 % des ménages les plus riches ont une probabilité d’en bénéficier 2,7 fois plus grande que les 20 % les plus pauvres. En Afrique, ce ratio s’approche de 17 !

 

Des inégalités sanitaires très largement répandues

 

Le rapport constate que, dans 79 pays à revenu faible ou intermédiaire, les enfants parmi les plus pauvres en milieu urbain ont en moyenne une probabilité deux fois plus grande de mourir avant l’âge de 5 ans que les enfants parmi les plus riche. Dans près de 9 pays sur 10 pour lesquels des données comparables sont disponibles, les pauvres en milieu urbain n’ont pas atteint la cible des objectifs du Millénaire pour le développement sur la baisse de la mortalité des enfants de moins de 5 ans.

Alors qu’un certain nombre de zones urbaines voient la couverture sanitaire s’améliorer, cela n'est pas le cas pour les pauvres : au moins 400 millions de femmes, d’hommes et d’enfants dans le monde n’ont pas accès à des soins de santé abordables et n’ont que peu ou pas accès aux services de santé avec une assurance maladie insuffisante ou inexistante.

 

Urban UHC Dashboard

 

L’urbanisation croissante s’accompagne d’un ensemble unique de défis sanitaires, dont la double charge des maladies non transmissibles et infectieuses, la pollution de l’air, l’accès à l’eau et à l’assainissement, et la nécessité d’améliorer la nutrition, d’accroître l’activité physique et d’établir une résilience face aux urgences sanitaires. Pour pouvoir les relever, les pays et les villes devront prendre des mesures ambitieuses pour atteindre la couverture sanitaire universelle. Le rapport comporte ainsi un nouvel outil, l’Urban UHC Dashboard – qui est une analyse de neuf indicateurs dans 94 pays – montrant la persistance d’immenses inégalités dans la couverture des services de santé, bien que les zones urbaines indiquent une couverture plus élevée de ces services que les niveaux nationaux moyens respectifs.

 

Des solutions...

 

Enfin, le rapport présente aussi un ensemble complet d’interventions susceptibles de réduire la charge des maladies non transmissibles en milieu urbain, parmi lesquelles :

- des arrêtés municipaux interdisant le tabac ;
- la modification de l’environnement construit et la promotion d’autres moyens de transport pour susciter une plus grande activité physique et réduire la pollution de l’air ;
- de nouvelles approches sur l’environnement nutritionnel urbain pour réduire la malnutrition et l’obésité ;
- des conditions pour se loger dans des habitations saines et abordables ;
- des efforts concernant la sécurité.

 

Si ces problèmes ne sont pas traités et les slolutions non mises en œuvre, les auteurs du rapports estiment qu'il sera impossible d’atteindre pleinement les ODD.

 

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L'Agence sur les rails

logo santé publique franceMarisol Touraine a présenté en conseil des ministres du 13 avril l'ordonnance de création de l’Agence nationale de santé publique (ANSP), qui reprend les missions de l’Institut de veille sanitaire (InVS), de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et de l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS). L'ordonnance entrera en vigueur le 1er mai 2016, date de création effective de cette agence qui répondra au nom de Santé publique France.

 

 

Les missions de l'Agence seront :

- l'observation épidémiologique et la surveillance de l'état de santé des populations ;
- la veille sur les risques sanitaires menaçant les populations ;
- la promotion de la santé et la réduction des risques pour la santé ;
- le développement de la prévention et de l'éducation pour la santé ;
- la préparation et la réponse aux menaces, alertes et crises sanitaires ;
- le lancement de l'alerte sanitaire.

 

Concernant aa gouvernance. La nouvelle agence sera dirigée par un conseil d'administration composé de représentants de l'Etat, de l'assurance maladie, de partenaires institutionnels, des professionnels de santé, des associations, des élus et des personnalités qualifiées, et des représentants du personnel. Le président du conseil d'administration, désigné par l'Etat, aura voix prépondérante. Un directeur général assurera par ailleurs la direction opérationnelle de la nouvelle agence.
Un conseil scientifique garantira la qualité des travaux de l'agence, un comité d'éthique et de déontologie garantira le respect des règles éthiques et déontologiques applicables à l'agence, à ses personnels et à ses collaborateurs occasionnels, et un comité d'orientation et de dialogue avec la société sera chargé de préciser les attentes et interrogations de la société en matière de santé publique.

 

La ligne de force de la future agence est construite autour de l'axe populationnel, ce qui permet clairement de la différencier des autorités chargées des produits (ANSM), des risques (ANSES) ou des pratiques (HAS). L'ambition portée est bien d'être au service des populations sur l'ensemble du champ sanitaire, de la production de connaissances à l'action de prévention ou en réponse à une situation de crise.
Il s'agit ainsi de consolider le système national de veille et de surveillance, mais aussi d'inscrire le nouvel établissement dans une dimension régionale et de renforcer ses capacités outre-mer ; tout en gardant à l'esprit que, dans un contexte mondialisé, les scènes européennes et internationales sont des lieux incontournables.

 

La ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes a confié, par lettre du 25 septembre 2014 au nouveau directeur général de l'Institut de veille sanitaire, une mission de préfiguration en vue de dessiner les contours de l'organisation du futur établissement.
La concertation sur la création du nouvel établissement, associant tout au long du processus les personnels et l'ensemble des parties prenantes des conseils d'administration des trois agences, a abouti au rapport de préfiguration remis à la ministre le 2 juin 2015. Ce rapport a servi de base à la rédaction de la présente ordonnance, qui a été soumise pour avis aux comités techniques des deux agences.
L'article 1er insère dans le code de la santé publique les dispositions relatives à la nouvelle ANSP.

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