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Annoncée 18 septembre 2018 par Emmanuel Macron, Ma santé 2022, plan de santé qui veut adapter le système de soins aux enjeux du XXIe siècle se décline aussi en dix mesures phare qui s'adossent aux trois axes du plan, soit : 

 

- placer le patient au coeur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme (Qualité des soins) ;
- organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité (Collectifs de soins) ;
- Repenser les métiers et la formation des professionnels de santé (Formations et métiers). 

Le numérique sera un quatirèle chantier mis en œuvre dès 2019.

 

 Les dix mesures phare de Ma santé 2022

 

1. Création dès 2019, de financements au forfait pour la prise en charge à l’hôpital des pathologies chroniques dont le diabète et l’insuffisance rénale chronique pour leur partie hospitalière. Ces financements seront élargis à partir de 2020 à d’autres pathologies et cette démarche inclura par la suite la prise en charge en ville en vue d’une meilleure coordination ville-hôpital.

 

2. Déploiement de 1 000 Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) pour mailler le territoire national à l’horizon 2022. Une stratégie nationale de déploiement sera arrêtée d’ici fin 2018 et une négociation conventionnelle sera engagée dès 2019 pour donner un cadre pérenne de financement aux CPTS.

 

3. Soutien financier au développement des assistants médicaux auprès des médecins libéraux à condition que ces derniers exercent en groupe, s’inscrivent dans un exercice coordonné ou une CPTS et s’engagent sur un bénéfice mesurable pour la population en matière d’accès aux soins (augmentation patientèle, réduction des délais de rendez- vous...), dans le but de libérer du temps médical et de permettre aux médecins de se concentrer sur les soins.

 

4. Labellisation dès 2020 des premiers « Hôpitaux de proximité », avec l’objectif de reconnaissance de 500 à 600 établissements. Ces derniers assureront des missions hospitalières de proximité, en médecine polyvalente, soins aux personnes âgées, soins de suite et de réadaptation, consultations de spécialités, consultations non programmées, et devront disposer d’un plateau technique de biologie et d’imagerie, d’équipes mobiles et d’équipements en télémédecine.

 

5. Réforme du régime des autorisations des activités de soins, dans une logique de gradation des soins entre proximité, soins spécialisés, soins de recours et de référence, organisées à des échelles territoriales nécessairement différentes et en s’appuyant sur des seuils d’activité quand cela est pertinent au regard des enjeux de qualité et de sécurité des soins. Elle se fera en plusieurs phases et aboutira dès 2020 sur de nouvelles normes pour certaines activités particulièrement structurantes pour les territoires, notamment les services d’urgence, les maternités, les services de réanimation, l’imagerie et la chirurgie.

 

6. Création d’un statut unique de praticien hospitalier, associé à la suppression du concours PH, pour faciliter l’entrée dans la carrière, diversifier les parcours professionnels (reconnaissances des valences non cliniques) et faciliter l’exercice mixte.

 

7. Redonner au service son rôle de « collectif » dans l’organisation des activités de soins et le management de l’équipe soignante ; favoriser la reconnaissance collective par la création d’un dispositif d’intéressement lié aux projets d’amélioration de la qualité de service ; prise en compte des compétences en management dans la nomination des responsables médicaux.

 

8. Élargissement des compétences de la commission médicale d’établissement pour renforcer la participation des médecins au pilotage des hôpitaux.

 

9. Suppression du numerus clausus et refonte des premiers cycles des études en santé autour de processus d’orientation progressifs encourageant les passerelles et la diversification des profils.

 

10. Réforme du 2e cycle des études médicales et suppression des épreuves classantes nationales pour une orientation tenant mieux compte des compétences et aptitudes des élèves et de leur projet professionnel.

 

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Ma santé 2022

 

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Partant du constat d'une défaillance du système de santé français, Emmanuel Macron a présenté le 18 septembre 2018 la réforme du système de santé, Ma santé 2022,  autour de trois engagements dits prioritaires. Ce constat recouvre l'accès aux soins dans les territoires, le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques, mais aussi les diffcultés pour les patients à obtenir de l'information.

 

 

Un plan en trois axes

 

Trois axes structurent ce nouveau plan santé :
- placer le patient au coeur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme ;
- organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité ;
- repenser les métiers et la formation des professionnels de santé.

Ils devraient répondre aux difficultés à obtenir un rendez-vous en ville dans les 48 heures ou à celles de trouver un médecin traitant.

Face aux maladies chroniques et au vieillissement démographique,  la coordination entre professionnels, insuffisante aujourd’hui, est une nécessité qui déchargera le patient de faire le lien lui entre tous les médecins, notamment pour organiser les rendez-vous et les examens, et pour disposer des informations sur son état de santé et les solutions possibles.

 

Dès mars 2018, suite au lancement de la démarche par le Premier Ministre, Monique Buzein, ministre des Solidarités et de la Santé, a confié à douze pilotes les cinq chantiers prioritaires pour engager une transformation profonde du système de santé.

 

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Les 10 mesures phare Ma santé 2022

 

 

 

 

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CA St Quentin 2108L'état des lieux socio-sanitaire de la Communauté d'agglomération du Saint-Quentinois a pour objet de dresser un état des lieux socio-sanitaire de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois, l'une des trente-et‑une zones d'observation. Il repose sur le traitement d’indicateurs issus de nombreuses bases de données.

 

Ces zones découpent en effet les Hauts-de-France de façon homogène en regard d’indicateurs appartenant aux domaines social et de la santé en respectant le découpage en territoires de dialogue créés dans le cadre du Sraddet.

 

De façon générale, la situation de la zone d'observation est comparée à celles de la France hexagonale, des Hauts-de-France et de l'espace de dialogue dans lequel elle se situe. Ces indicateurs abordent différentes dimensions : situation démographique, offre de soins et de services, et état de santé.

 

Ce territoire cumule les fragilités sociales et, par ailleurs, voit sa population évoluer de façon différente en fonction des groupes d'âge, avec une diminution de la part des jeunes et une augmentation de celle des personnes âgée. Cela s'inscrit dans un contexte autour des professionnels de santé moyennement satisfaisant lorsqu’est prise en compte la population domiciliée dans les EPCI limitrophes, avec de plus, notamment pour les médecins généralistes, une part des plus âgés, les 55 ans et plus, élevée en regard des moyennes régionale et nationale.

 

Pour ce qui a trait à l'état de santé, l'espérance de vie se situe bien en retrait de la moyenne nationale (et même régionale), tant chez les femmes que chez les hommes. L'écart avec le niveau national a de plus tendance à s'accroître, comme c'est le cas également pour les deux principales causes de décès que sont les cancers et les maladies cardiovasculaires.

 

Une amélioration à terme de l’état de santé pourrait se réaliser, notamment par une meilleure acceptation des actions de prévention par la population de la communauté d’agglomération.

InseeAnalyse 75 mai2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'après une étude de l'Insee et de la DRJSCS, menée par Grégoire Borey et Frédéric Lejeune de l'Insee, la population des communes de l’espace rural des Hauts-de-France accède plus facilement aux équipements, en particulier aux équipements de la gamme supérieure; que la population des autres régions.

L'espace rural concentre aussi nombre d'équipements, notamment dans les "pôles de service" avec un effet structurant que repère les auteurs de l'étude ; et de la même façon leur accessibilité est meilleure que dans le reste du pays.

Cependant, la région n'est pas homogène et des disparités se font jour, noyamment pour les communes du sud-est de la région, éloignées de tout équipement.

 

 

 

Télécharger le document : Insee/Analyses Hauts-de-France n°75, mai 2018

 

Portrait socio sanitaire CC 7 vallees

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réalisé par l'OR2S pour la région Hauts-de-France, le portrait socio-sanitaire de la communauté de communes des 7 Vallées présente des caractéristiques sanitaires qui ne sont pas très satisfaisantes comme nombre de territoires des Hauts-de-France.

 

Les évolutions des espérances de vie masculine et féminine, les écarts négatifs, tant avec le niveau national qu’avec l’ensemble de la région, ont tendance à s’accroitre depuis de nombreuses années.

 

Une communauté de communes en difficulté socio-sanitaire

 

Les maladies de l’appareil circulatoire demeurent la première cause de décès dans la CC des 7 Vallées alors que ce sont les cancers qui le sont depuis quelques années, tant en France que dans la région.

 

Certes, la pyramide des âges souligne une spécificité locale (important déficit de 18-49 ans) qui contribue à cette situation, mais tout de même. Cela demeure cependant assez cohérent avec les indicateurs sociaux présentés.

 

En effet, la population de la CC des 7 Vallées se situe dans une situation intermédiaire dans le domaine

social en regard des Hauts-de-France qui présente un important retard vis-à-vis de nombre d’autres régions françaises hexagonales. Ainsi, sur le gradient social, si les revenus moyens des habitants et le taux de foyers non imposés situent la CC dans la partie basse des EPCI picards, les diplômes, le chômage ou encore les bénéficiaires d’allocations placent la CC des 7 Vallées en position intermédiaire au sein des EPCI des Hauts-de-France.

 

Un temps d'accès aux spécialistes plus long que la moyenne régionale


La CC des 7 Vallées se situe également dans une certaine moyenne pour les professionnels de santé, hormis pour les chirurgiens-dentistes, mais comme globalement l’ensemble des Hauts-de-France. Ainsi, les médecins généralistes ne sont pas très nombreux dans la CC des 7 Vallées mais ils sont très bien représentés dans la CA Des deux baies en Montreuillois. Par contre, l’accès aux spécialistes est plus difficile dans cet EPCI par rapport à la moyenne régionale pour nombre de spécialités. Pour le recours aux établissements de santé, les habitants de la CC des 7 Vallées se rendent dans plusieurs établissements mais une grande part se dirige dans ceux de la CA Des deux baies en Montreuillois lorsqu’ils ne peuvent se faire soigner au sein même de la CC (comme pour la chirurgie).

 

En fin de comptes, la communauté de communes 7 Vallées, au même titre que les communautés de communes voisines, nécessiterait un accompagnement sanitaire et social pour faire que les tendances observées peu satisfaisantes puissent à terme s’inverser.

 

 

 

La collection des portraits socio-sanitaires est financée par le conseil régional Hauts-de-France.

 

 

Autres portraits disponibles

Portrait socio-sanitaire de la communauté de communes du Ternois

Portrait socio-sanitaire de la communauté de communes de la Thiérache du Centre

 

 

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